Multimètre numérique True RMS PeakTech® P3350
Le multimètre PeakTech ® 3350 est un multimètre True RMS 6000 points conçu pour une utilisation intensive dans une conception robuste avec une variété de fonctions de mesure utiles.
Le PeakTech® 3350 est un multimètre numérique True RMS 6000 points à sélection automatique de gamme, qui mesure jusqu'à 600 V et 10 A en continu comme en alternatif, avec un testeur de tension sans contact intégré.
PeakTech l'a conçu pour l'artisanat et l'industrie, et cela se voit à deux détails : une barre de LED colorée qui donne le résultat avant même qu'on lise le chiffre, et un éclairage qui s'allume seul quand la lumière baisse. Il occupe le milieu de la gamme des multimètres True RMS.
Spécifications techniques
Cinq calibres de tension, identiques en continu et en alternatif : 60 mV, 600 mV, 6 V, 60 V et 600 V, avec 0,01 mV de résolution en bas d'échelle. Six gammes de courant de 600 µA à 10 A, AC et DC. Résistance de 600 Ω à 60 MΩ, capacité de 60 nF à 60 mF, fréquence de 9,999 Hz à 9,999 MHz, rapport cyclique de 1 à 99 %, température de −18 à +1000 °C avec la sonde type K livrée.
En continu, PeakTech annonce ±(0,5 % + 8 digits) jusqu'à 6 V, ±(0,7 % + 5 digits) sur 60 V, ±(0,7 % + 8 digits) sur 600 V. En alternatif, ±(1,2 % + 5 digits) partout. La résistance va de ±(1,0 % + 5 digits) à ±(2,5 % + 15 digits) sur 60 MΩ, la température ±(2,0 % + 5 °C).
Deux bandes passantes à ne pas confondre : en tension, 50 à 60 Hz sur toutes formes d'onde et 45 Hz à 1 kHz en sinusoïdal pur ; en courant, 45–400 Hz.
L'afficheur LCD compte 6000 points, avec polarité, indication « OL » et trois mesures par seconde ; le rétroéclairage se déclenche par photodiode. L'impédance d'entrée dépasse 10 MΩ. PeakTech classe l'appareil en catégorie de mesure CAT III 600 V, degré de pollution 2, avec double isolation. Aucun indice IP n'est déclaré.
Alimentation par quatre piles AAA de 1,5 V, témoin de pile faible, extinction automatique après quinze minutes. Quatre douilles de 4 mm, fusibles rapides 600 mA et 10 A sous 600 V. Boîtier surmoulé caoutchouc de 90 × 185 × 55 mm pour 340 g, avec béquille. Fonctionnement de 5 à 40 °C, stockage de −10 à +50 °C, altitude limitée à 2000 m.
Comprendre les fonctions de l'appareil
Valeur efficace vraie, barre de LED, double détection de phase, fréquence et plage de capacité : voilà ce qui fait cet appareil.
True RMS : où les signaux déformés se trouvent aujourd'hui
Un multimètre ordinaire redresse le signal, en prend la moyenne et applique le facteur de forme d'une sinusoïde. La mesure en valeur efficace vraie intègre le carré du signal réel, quelle que soit sa forme. La question n'est plus théorique : dans un bâtiment récent, la sinusoïde propre est devenue minoritaire. Alimentations à découpage, drivers de LED, variateurs de ventilation, bornes de recharge, onduleurs photovoltaïques. Sur ces charges, un appareil non-True RMS se trompe de 20 à 40 %. Pas une nuance : un tiers d'erreur. Le 3350 les couvre sur ses cinq calibres, de 60 mV à 600 V.
La barre de LED, ou le résultat avant la lecture
Au-dessus de l'écran, une barre lumineuse change de couleur selon la fonction active. En continuité, vert sous 50 Ω, rouge entre 50 et 600 Ω : la liaison dégradée se distingue de la liaison saine sans lire le chiffre. En test de diode, vert entre 0,12 et 2 V, rouge en dessous. En capacité, jaune pendant la charge puis vert quand la valeur est stable. En courant, rouge dès 10 A pour signaler la surcharge, avec rappel de retirer les cordons sous 30 secondes. Sur une tournée de points de contrôle, ce codage évite de rebasculer le regard entre la pointe et l'écran à chaque mesure.
NCV et LIVE : deux façons de chercher la phase, et leur limite
Le testeur sans contact détecte le champ électrique alternatif par couplage capacitif, sur 4 niveaux affichés de « - » à « ---- » : l'écran indique « EF » tant que rien n'est détecté, puis la LED passe du vert au jaune au niveau 2, au rouge clignotant au niveau 3 et au rouge fixe au niveau 4. Le mode LIVE fait un test de phase unipolaire, pointe au contact. Les deux servent au repérage, jamais à la consignation : un câble blindé ou un conducteur en fond de goulotte donne un faux négatif. Avant toute intervention, la vérification d'absence de tension se fait au VAT bipolaire, pas au NCV.
Une mesure de fréquence qui monte à 9,999 MHz
Dix mégahertz sur un portatif sort de l'ordinaire, où l'on plafonne souvent à 10 kHz. La sensibilité suit : 0,6 Vrms jusqu'à 100 kHz, 3 Vrms au-delà. Cela ouvre les capteurs à sortie fréquentielle, débitmètres à turbine, capteurs de vitesse, sondes de pression en Hz, dont on lit la grandeur sans oscilloscope. Le rapport cyclique complète de 1 à 99 %, sur des impulsions de 100 µs à 100 ms et une fréquence de 40 Hz à 10 kHz : exactement le domaine de la commande PWM d'une vanne motorisée ou d'un ventilateur EC.
La capacité jusqu'à 60 mF, et le temps que ça prend
Soixante millifarads, soit 60 000 µF. La plage dépasse largement les condensateurs de démarrage moteur et rejoint les bancs de filtrage d'onduleur et les supercondensateurs de sauvegarde. La contrepartie est physique : l'appareil charge le composant à courant constant, et plus la capacité est grande, plus la lecture tarde. Sur les gammes hautes, comptez plusieurs secondes. En bas d'échelle, la résolution descend à 0,01 nF, de quoi contrôler un condensateur de découplage. L'écart de précision suit la même logique : ±(2,5 % + 8 digits) sur le calibre 60 nF, ±(5,0 % + 10 digits) sur 60 mF.
Ce que dit la documentation PeakTech
La livraison comprend un sac, les cordons, la sonde de température, son adaptateur, les piles et la notice. N'oubliez pas l'adaptateur : la sonde ne rejoint pas les douilles sans lui.
La notice insiste sur les limites d'entrée, variables selon la fonction. Tension et courant tolèrent 600 V ; résistance, capacité, fréquence, diode, continuité et température sont protégées à 250 V seulement. Le calibre 10 A ne tolère que 30 secondes de mesure, puis réclame un quart d'heure de repos. Dernière mise en garde : le thermocouple conduit le courant, ce qui exclut toute mesure sur une pièce restée sous tension.
Un motif de retour revient régulièrement chez les revendeurs : pointes en l'air sur un petit calibre, l'écran affiche n'importe quoi et le chiffre bouge tout seul. L'appareil n'a rien. Une entrée de plus de 10 MΩ capte le champ ambiant, voilà tout, et la lecture se fixe dès le premier contact.
Une trappe de service arrière, fermée par une vis, donne accès aux piles et aux fusibles sans démonter le boîtier. Remplacement à l'identique en 6,3 × 32 mm : 600 mA/600 V et 10 A/600 V.
Notice d'utilisation PeakTech 3350 au format PDF (version française)
Applications et cas d'usage
La combinaison True RMS, gamme automatique et CAT III 600 V vise l'intervention courante en bâtiment tertiaire et en atelier, plutôt que le point de livraison ou la paillasse de laboratoire.
Maintenance d'éclairage LED et de variation
Drivers de LED, gradateurs, variateurs de ventilation : sur ces charges, seule la valeur efficace vraie donne un chiffre exploitable. C'est le cas d'usage où l'écart avec un multimètre ordinaire se voit immédiatement.
Dépannage en tertiaire et en logement
Repérage de phase au NCV, continuité à la barre verte, mesure sous 230 V. La gamme automatique évite de manipuler le sélecteur entre deux points.
Contrôle d'automatismes et de capteurs
Lecture directe d'un capteur à sortie fréquentielle, vérification d'un rapport cyclique de commande, mesure d'une boucle 4-20 mA sur la gamme 600 mA avec 0,1 µA de résolution en bas d'échelle.
Diagnostic moteur et armoire
Condensateur de démarrage, enroulement dès 600 Ω pleine échelle, température d'un palier à la sonde type K. La barre jaune signale que la mesure de capacité n'est pas encore stabilisée.
Contrôle d'installations photovoltaïques résidentielles
Tension de chaîne jusqu'à 600 V continus et courant jusqu'à 10 A couvrent la majorité des installations domestiques. Le True RMS prend tout son sens côté alternatif, en sortie d'onduleur.
Pourquoi choisir le PeakTech 3350 ?
La valeur efficace vraie arrive en tête, et elle n'est plus un luxe sur un parc moderne. L'aide visuelle ensuite : barre de LED d'état, rétroéclairage automatique, lampe arrière, autant de choses qui comptent en gaine technique et que l'on ne trouve généralement pas groupées à ce niveau. La précision de base enfin, ±(0,5 % + 8 digits) en continu, qui place l'appareil au-dessus de la plupart des modèles de terrain.
Le revers mérite d'être dit. Le classement CAT III 600 V exclut le point de livraison et le comptage, qui relèvent du CAT IV : le 3350 travaille en aval du tableau, pas à l'origine de l'installation. Ensuite, aucun indice IP n'est déclaré, ce qui le destine à l'intérieur sec malgré son revêtement caoutchouc. Enfin, l'appareil ne possède ni MAX/MIN ni enregistrement : pour surveiller une dérive sur un cycle de production, il faut rester devant l'écran, ce qui exclut le diagnostic d'un défaut intermittent.
Prise en main et utilisation
La gamme automatique est active dès l'allumage. La touche RANGE la désactive et fait défiler les calibres ; deux secondes d'appui la rétablissent. En manuel, l'affichage se stabilise plus vite.
La touche MODE commute continu et alternatif sur les positions de tension et de courant, et fait tourner résistance, diode et continuité sur la position Ω. Maintenue, elle active la valeur relative REL : la lecture courante passe à zéro et l'appareil n'affiche plus que l'écart. C'est ainsi qu'on annule la résistance propre des cordons, que la notice situe entre 0,1 et 0,2 Ω.
Un appui bref sur HOLD fige la valeur, un appui long allume la lampe arrière. Le rétroéclairage, lui, ne se commande pas : la photodiode s'en charge.
Pour le courant, insérez l'appareil en série, circuit ouvert au point de mesure. La douille µA/mA accepte jusqu'à 600 mA, la douille 10 A au-delà. Courant inconnu : commencez par le calibre 10 A.
Avec quels accessoires compléter le PeakTech 3350 ?
Ce qui vient avec l'appareil couvre déjà le quotidien. Une règle prime cependant sur toutes les autres : le classement CAT III 600 V ne vaut que si chaque maillon de la chaîne le tient. Monter un cordon de catégorie inférieure annule le bénéfice, sans que rien ne le signale à l'écran.
Le reste dépend du métier : des pointes de touche fines pour atteindre une broche sans court-circuiter la voisine, des pinces crocodile à douille 4 mm, utiles quand la charge d'un gros condensateur dure plusieurs secondes, et un jeu de fusibles céramique rapides aux valeurs imposées, 600 mA/600 V et 10 A/600 V. Une sonde thermocouple supplémentaire s'impose pour l'immersion ou les points inaccessibles. Vous trouverez tout cela au rayon accessoires de mesure PeakTech, les câbles dans la sélection de cordons.
Le PeakTech 3350 est-il fait pour vous ?
Cet appareil vise ceux qui interviennent sur des installations modernes, où les charges non linéaires sont devenues la norme.
L'électricien du tertiaire y trouve la combinaison la plus utile : True RMS pour l'éclairage LED et la ventilation, NCV pour le repérage, gamme automatique pour enchaîner les points. Le technicien de maintenance bâtiment ajoute à cela la température et la capacité, qui couvrent le diagnostic CVC et moteur sans second appareil.
Le technicien en automatisme est le profil le moins évident et pourtant bien servi : fréquence jusqu'à 9,999 MHz et rapport cyclique lui suffisent pour contrôler capteurs et commandes sans sortir l'oscilloscope. L'installateur en rénovation appréciera l'éclairage intégré dans les combles.
Il est moins adapté aux interventions en CAT IV, coffret de branchement ou comptage, qui demandent un classement supérieur ; au travail en extérieur ou en milieu humide, faute d'indice IP déclaré ; et à la surveillance d'un phénomène dans la durée, l'appareil n'enregistrant rien. La vérification réglementaire d'une installation relève d'une autre famille d'appareils, celle des testeurs d'installations électriques.
Résumé des caractéristiques techniques
- Type d'appareil : multimètre True RMS, gamme automatique avec forçage manuel
- Grandeurs : tension et courant AC/DC, résistance, capacité, fréquence, rapport cyclique, continuité, diode, température, NCV/LIVE
- Calibres : V AC/DC 60 mV–600 V • A AC/DC 600 µA–10 A • R 600 Ω–60 MΩ • C 60 nF–60 mF • f ≤ 9,999 MHz • T −18 à +1000 °C
- Précision : ±(0,5 % + 8 digits) en V DC ≤ 6 V • ±(1,2 % + 5 digits) en V AC • ±(1,0 % + 5 digits) en R 600 Ω • ±(2,0 % + 5 °C) en température
- Bandes passantes : V AC 50–60 Hz toutes formes, 45 Hz–1 kHz en sinusoïdal • A AC 45–400 Hz
- Affichage : LCD 6000 points, rétroéclairage auto par photodiode, indication « OL », 3 mesures/s
- Aide visuelle : barre de LED d'état, lampe LED arrière
- Fonctions : HOLD, valeur relative REL, RANGE, NCV 4 niveaux, phase LIVE, extinction automatique désactivable
- Catégorie de mesure : CAT III 600 V, degré de pollution 2, double isolation
- Indice de protection : non déclaré par PeakTech, usage intérieur
- Alimentation : 4 piles AAA 1,5 V, témoin de pile faible
- Interfaces : 4 douilles de 4 mm • entrée > 10 MΩ • fusibles rapides 600 mA et 10 A / 600 V (6,3 × 32 mm)
- Fonctionnement : 5 à 40 °C • stockage −10 à +50 °C • altitude ≤ 2000 m
- Dimensions / masse : 90 × 185 × 55 mm / 340 g, boîtier surmoulé caoutchouc, béquille
- Livré avec : sac, cordons, sonde de température + adaptateur, piles, notice
- Référence fabricant : PeakTech P 3350
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le PeakTech 3350 et le 3349 ?
La sélection de gamme. Le 3350 travaille en automatique, avec une touche RANGE pour forcer le manuel ; le 3349 est manuel, d'où des temps de réponse plus courts. Le 3349 dispose aussi d'une commande manuelle du rétroéclairage, là où le 3350 s'appuie sur sa seule photodiode.
Le NCV remplace-t-il un vérificateur d'absence de tension ?
Non, en aucun cas. Le testeur sans contact et le mode LIVE servent au repérage : trouver la phase, suivre un câble, contrôler avant d'ouvrir un boîtier. Un conducteur blindé ou en fond de goulotte peut donner un faux négatif. La vérification d'absence de tension exige un VAT bipolaire.
Peut-on l'utiliser sur un tableau triphasé 400 V ?
Oui pour un tableau divisionnaire : PeakTech classe l'appareil en CAT III 600 V, ce qui couvre 400 V entre phases. Coffret de branchement, comptage et arrivée aérienne relèvent en revanche du CAT IV et sortent de son domaine d'emploi, quelle que soit la tension relevée.
Jusqu'où monte la mesure de capacité ?
Jusqu'à 60 mF, soit 60 000 µF, avec une résolution de 0,01 nF sur le calibre le plus bas. Sur les gammes hautes, la lecture demande plusieurs secondes de stabilisation : la barre de LED reste jaune pendant la charge et passe au vert quand la valeur peut être lue de façon stable.
Comment désactiver l'extinction automatique ?
Allumez l'appareil en gardant la touche MODE pressée. Le symbole d'arrêt automatique s'efface et ne reviendra qu'au redémarrage suivant : la désactivation ne se mémorise pas. Par défaut, le multimètre s'éteint environ quinze minutes après le dernier appui sur une touche, ce qui interrompt toute observation prolongée.
Ce qu'il faut retenir
Un multimètre se juge aussi à ce qu'il évite comme allers-retours. Ici, le geste gagné est celui du regard : la barre colorée répond avant le chiffre, le rétroéclairage anticipe l'obscurité, la lampe arrière remplace la frontale. Sur une tournée de trente points, ces secondes s'additionnent, et c'est sans doute ce qui distingue le plus cet appareil d'un modèle comparable sur le papier. Reste à connaître son domaine, et il est net : en aval du tableau divisionnaire, à l'abri de l'humidité, sans enregistrement dans la durée. Pour sortir de ce cadre, la gamme PeakTech et le catalogue mesure électrotechnique proposent d'autres multimètres PeakTech.
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