Ce petit câble d'adaptation vous permettra de brancher facilement une pile 9 V (non livrée) sur une platine équipée d'un connecteur d'alimentation "DC" (idéal pour alimenter vos cartes Arduino®, CUBLOC, etc...).
Carte Arduino UNO Q ABX00173 base MPU linux + MCU temps réel
La carte Arduino UNO Q ( ABX00173 - version 4 Go ) est une plateforme de développement haute performance qui combine un micro-ordinateur Linux complet avec un microcontrôleur temps réel, tout en conservant le traditionnel format Arduino UNO facile à intégrer dans vos projets électroniques.
Avec l'Arduino UNO Q (réf. ABX00173), Arduino réunit sur une seule platine au format UNO classique deux univers : un microprocesseur Qualcomm Dragonwing QRB2210 tournant sous Debian Linux et un microcontrôleur temps réel STM32U585. Dotée de 4 Go de RAM et de 32 Go d'eMMC, cette déclinaison s'adresse aux développeurs qui exploitent la carte en mode autonome comme en mode connecté, et aux applications d'IA embarquée, d'IoT ou de robotique réclamant davantage de mémoire pour le multitâche.
Le principe tient en une image : deux cerveaux cohabitent sur la même platine. D'un côté, la partie Linux fait tourner Python, Docker et des modèles d'IA conteneurisés ; de l'autre, le MCU gère capteurs et actionneurs au timing près, à coups de sketches Arduino. Le dialogue entre les deux s'appuie sur la bibliothèque Arduino Bridge RPC. Aucune carte Arduino n'avait emprunté cette voie auparavant.

Spécifications visuelles de l'Arduino UNO Q ABX00173 (image réalisée par outil IA)
Pourquoi choisir l'Arduino UNO Q ?
Entre les microcontrôleurs traditionnels et les ordinateurs monocarte type Raspberry Pi, il manquait un intermédiaire : c'est précisément la place qu'occupe l'Arduino UNO Q. Un Arduino UNO R4 se montre redoutable sur du contrôle temps réel simple, un Raspberry Pi encaisse les gros calculs sans se soucier du timing — l'UNO Q, lui, réunit les deux compétences sur une même carte.
Son quad-core Cortex-A53 cadencé à 2 GHz dispose de la réserve de puissance nécessaire pour exécuter de la vision artificielle, de la reconnaissance sonore ou de la détection d'anomalies, à partir des modèles d'IA livrés d'office dans Arduino App Lab. L'accélération vient du GPU Adreno 702, qui prend en charge l'inférence en local : la liaison cloud permanente n'est plus une obligation. Avec ses 4 Go de RAM, cette version encaisse sans broncher plusieurs modèles ou conteneurs chargés en parallèle.
Sur le plan pratique, rien ne change au niveau du format UNO : vos shields se fixent tels quels, sous réserve de contrôler la compatibilité 3,3 V. Le connecteur Qwiic donne accès à l'écosystème Modulino en plug-and-play, sans le moindre coup de fer à souder. Quant à l'USB-C, il centralise tout : alimentation, sortie vidéo DisplayPort, branchement clavier/souris via un hub et transfert de données.
Préinstallé sur la platine, l'environnement Arduino App Lab regroupe la programmation Linux et MCU sous une interface unique. Le microcontrôleur se code en C++, la partie Linux en Python, et des « Bricks » modulaires viennent greffer des fonctions d'IA directement opérationnelles. App Lab reste par ailleurs accessible depuis un PC relié en USB ou via le réseau local.
Spécifications techniques de l'Arduino UNO Q
Le moteur applicatif repose sur un Qualcomm Dragonwing QRB2210 (SoC), quad-core Arm Cortex-A53 64 bits à 2,0 GHz. À ses côtés, un GPU Adreno 702 à 845 MHz se charge de l'accélération graphique et de l'inférence IA, épaulé par deux ISP qui traitent jusqu'à 2× 13 Mpx ou 1× 25 Mpx à 30 fps. Le tout fonctionne sous Debian Linux avec un support upstream.
Pour le temps réel, c'est un STM32U585 signé STMicroelectronics qui officie, autour d'un cœur Arm Cortex-M33 grimpant jusqu'à 160 MHz. Il embarque 2 Mo de Flash et 786 Ko de SRAM et s'exécute sous Zephyr OS avec le core Arduino. À lui reviennent l'ADC, le PWM, le bus CAN, la matrice LED et les headers 3,3 V (JDIGITAL, JANALOG, JSPI, Qwiic).
La mémoire système monte ici à 4 Go de LPDDR4X, accompagnés de 32 Go de stockage eMMC intégré — la carte SD et ses aléas appartiennent au passé. Sur le plan radio, on retrouve du Wi-Fi 5 bi-bande (2,4/5 GHz) et du Bluetooth 5.1. Le port USB-C assure à la fois l'alimentation (5 V, jusqu'à 3 A), la sortie vidéo DisplayPort Alt-Mode (via le convertisseur ANX7625) et le transfert de données en USB 3.1.
Au rayon E/S, le brochage classique UNO est respecté : 14 broches numériques (dont 6 PWM) et 6 entrées analogiques, en logique 3,3 V tolérante au 5 V, à l'exception d'A0 et A1 qui demeurent strictement en 3,3 V. La panoplie d'interfaces couvre UART, I²C, SPI, CAN et un connecteur Qwiic 3,3 V. S'y ajoutent 4 LED RGB et une matrice LED bleue 8×13. En face arrière, des connecteurs haute vitesse prévoient le raccordement d'une caméra MIPI-CSI et d'un écran MIPI-DSI, dès que les carriers seront disponibles.
L'alimentation accepte le 5 V par USB-C ou une plage de 7 à 24 V sur l'entrée DC. Côté gabarit : 68,58 × 53,34 mm pour 48 g.

Six applications courantes de l'Arduino UNO Q (image réalisée par outil IA)
Ce qui change par rapport à l'UNO R4 WiFi et au Raspberry Pi
En face de l'Arduino UNO R4 WiFi, l'écart est spectaculaire. Le R4 WiFi s'articule autour d'un Renesas RA4M1 (Cortex-M4 à 48 MHz) secondé par un coprocesseur ESP32-S3 pour le Wi-Fi, avec 32 Ko de SRAM et 256 Ko de Flash : un microcontrôleur au sens strict, dépourvu de système d'exploitation. L'UNO Q, fort de son quad-core à 2 GHz, de ses 4 Go de RAM et de son Debian Linux, évolue dans une tout autre ligue. Le R4 conserve l'avantage sur les projets IoT élémentaires, les capteurs et la domotique de base ; l'UNO Q prend la main dès qu'il faut de la vision artificielle, du traitement IA local, des scripts Python ou du Docker.
Vis-à-vis du Raspberry Pi 5, l'UNO Q prend le contre-pied. Le Pi 5 est d'abord un ordinateur de bureau miniature (BCM2712 quad-core à 2,4 GHz, jusqu'à 8 Go de RAM, HDMI natif, Ethernet) : il devance l'UNO Q en puissance brute comme en connectique. Mais il lui manque l'essentiel — un microcontrôleur temps réel dédié : pas de pilotage déterministe des GPIO, pas de bus CAN natif, aucune compatibilité avec l'écosystème Arduino. Grâce à son STM32U585, l'UNO Q garde la maîtrise temporelle qu'exigent la robotique ou l'automatisme industriel. Son format UNO standard et son intégration à l'IDE Arduino en font une option plus naturelle pour qui arrive du monde maker.
En définitive, l'UNO Q s'installe sur un terrain bien à lui : la carte hybride qui fait coexister IA embarquée, Linux et contrôle temps réel dans un encombrement Arduino. Ni le R4 ni le Pi ne réunissent exactement cet attelage.
Prise en main et utilisation de l'Arduino UNO Q
Pour la mise en route, reliez l'UNO Q à votre PC à l'aide d'un câble USB-C assurant données et alimentation. L'application Arduino App Lab se récupère automatiquement sur l'ordinateur, puis établit la liaison avec la carte. Le premier réflexe conseillé consiste à actualiser le firmware via le Flasher CLI : plusieurs révisions sont parues depuis la sortie d'usine.
Deux grands modes d'usage se présentent. Le mode PC connecté consiste à développer depuis App Lab installé sur l'ordinateur — l'entrée en matière la plus directe. Le mode ordinateur autonome, lui, tire pleinement parti des 4 Go de RAM de cette version : raccordez un hub USB-C à alimentation Power Delivery, ajoutez écran, clavier et souris, et l'UNO Q se mue en mini-PC sous Debian, App Lab tournant en local. Le développement sans fil sur le réseau local reste également envisageable, ce qui se révèle commode en salle de classe.
Pour la programmation, App Lab tient le rôle d'environnement de référence. Rien n'empêche toutefois de conserver l'Arduino IDE 2.0+ si vous y tenez : il permet de flasher uniquement le MCU STM32U585 avec des sketches traditionnels. Les deux outils tournent sous Windows 10+, macOS 11+ et Ubuntu 22.04+.

Comparaison de l'Arduino UNO Q avec l'UNO R4 WiFi et le Raspberry Pi 5 (image réalisée par outil IA)
Pour quels projets utiliser l'Arduino UNO Q ?
Robotique autonome et véhicules intelligents
L'UNO Q est dans son élément quand un robot doit à la fois percevoir et trancher. La partie Linux s'occupe de la vision par caméra MIPI et de l'inférence IA — repérage d'obstacles, reconnaissance d'objets —, tandis que le STM32U585 commande moteurs et servos avec une régularité au cordeau. Un seul câble USB-C, une seule platine : terminé, l'association laborieuse d'un Raspberry Pi et d'un Arduino.
Vision artificielle et contrôle qualité
Entre son double ISP et l'accélération GPU, la carte digère des flux vidéo allant jusqu'à 25 Mpx à 30 fps. Les modèles d'IA fournis dans App Lab embrassent la détection d'objets, la classification d'images et le repérage d'anomalies. De quoi équiper un poste de contrôle qualité sur une petite ligne de production ou un dispositif d'inspection visuelle en FabLab. Les 4 Go de RAM laissent en outre de la marge pour des modèles plus volumineux.
Passerelle IoT et edge computing
Le Wi-Fi 5 bi-bande et le Bluetooth 5.1 d'origine, mariés à Debian Linux et à Docker, qualifient l'UNO Q comme passerelle IoT sérieuse. Acquisition des mesures capteurs côté MCU, traitement en local sous Linux, remontée MQTT vers le cloud : l'ensemble se passe de matériel supplémentaire. Le support d'Arduino Cloud et d'AWS IoT allège encore l'intégration.
Domotique et maison intelligente
Repérage d'une présence humaine par caméra — animaux exclus —, détection de mots-clés vocaux, commande de relais et d'actionneurs : autant de tâches que l'UNO Q traite en local, sans cordon vers le cloud. Le bus CAN natif du STM32 élargit le champ d'action vers l'automatisme du bâtiment.
Éducation STEM et FabLabs
En classe, il suffit à chaque élève de connecter un câble USB-C pour rejoindre App Lab depuis sa machine. Un seul matériel sert à aborder l'électronique (sketches C++), la programmation Python et l'IA embarquée. Les modules Modulino en plug-and-play écartent les fautes de câblage. Bref, un support pédagogique complet pour les filières techniques et scientifiques.
Maintenance prédictive et monitoring industriel
Capteurs de vibration et de température raccordés au MCU, analyse IA conduite sous Linux avec Edge Impulse, alertes immédiates par Wi-Fi : l'UNO Q fait un nœud de surveillance convaincant pour des machines industrielles. Son encombrement réduit et sa compatibilité avec les shields Arduino autorisent un prototypage véloce avant le passage en série.
Shields et accessoires compatibles avec l'Arduino UNO Q
Avec son brochage UNO d'origine, l'UNO Q reçoit la majorité des cartes d'extension de l'écosystème : shield relais 4 canaux, carte moteur CC et pas-à-pas, shield centrale inertielle 9 axes, etc. Un point de vigilance néanmoins : les E/S raisonnent en logique 3,3 V (tolérantes au 5 V sur la plupart des broches, hormis A0 et A1). Mieux vaut donc contrôler la tension de chaque shield avant montage.
Le connecteur Qwiic (I²C 3,3 V) simplifie le branchement sans soudure des capteurs Modulino — température, accéléromètre, pression, luminosité — ainsi que des modules tiers au standard Qwiic/Stemma QT. Pour profiter du mode ordinateur autonome avec écran, clavier et caméra USB, un hub USB-C doté du Power Delivery s'impose. En face arrière, les connecteurs haute vitesse (JMEDIA, JMISC) recevront les futurs carriers destinés à la caméra MIPI-CSI et à l'écran MIPI-DSI.

Écosystème complet de l'Arduino UNO Q (image réalisée par outil IA)
Tutoriels et ressources pour démarrer avec l'Arduino UNO Q
Manuel utilisateur officiel de l'Arduino UNO Q
Le guide exhaustif d'Arduino détaille l'architecture matérielle, les brochages, les modes d'alimentation, la configuration de départ et le rôle de chaque connecteur (JDIGITAL, JANALOG, JMEDIA, JMISC). À lire avant de coder pour saisir l'ensemble du matériel.
Voir le tutoriel complet sur docs.arduino.cc
Utiliser l'UNO Q comme ordinateur monocarte autonome
Ce tutoriel décrit la configuration de l'UNO Q en mode SBC : raccordement d'un hub USB-C, ajout d'un écran, d'un clavier et d'une souris, démarrage sous Debian Linux puis ouverture d'App Lab en local. Pratique pour se passer d'un PC hôte — un scénario que les 4 Go de RAM de cette version rendent particulièrement confortable.
Voir le tutoriel complet sur docs.arduino.cc
Se connecter à l'UNO Q via SSH
Marche à suivre pour activer le serveur SSH de la carte, repérer son adresse IP et s'y connecter depuis un terminal distant. Idéal pour piloter la platine à distance ou y déposer des scripts Python sans écran.
Voir le tutoriel complet sur docs.arduino.cc
Flasher une nouvelle image sur l'UNO Q
Mode opératoire pour mettre à jour le firmware au moyen du Flasher CLI. Un passage obligé au premier démarrage afin de récupérer les derniers correctifs et apports d'App Lab. La procédure vaut pour Windows, macOS et Linux.
Voir le tutoriel complet sur docs.arduino.cc
Connecter l'UNO Q à Arduino Cloud
Ce guide explique comment rattacher la carte aux services cloud d'Arduino pour la supervision à distance, la gestion du parc d'appareils et la collecte de données IoT. Le Wi-Fi intégré de l'UNO Q rend la configuration immédiate.
Voir le tutoriel complet sur docs.arduino.cc
Résumé des caractéristiques techniques
- Microprocesseur (MPU) : Qualcomm Dragonwing QRB2210 — 4× Arm Cortex-A53 @ 2,0 GHz, 64 bits
- GPU : Adreno 702 @ 845 MHz (accélération 3D et IA)
- Double ISP : 2× 13 Mpx ou 1× 25 Mpx @ 30 fps
- OS Linux : Debian (support upstream)
- Microcontrôleur (MCU) : ST STM32U585 — Arm Cortex-M33 @ 160 MHz
- Flash MCU : 2 Mo
- SRAM MCU : 786 Ko
- OS MCU : Arduino Core sur Zephyr OS
- RAM système : 4 Go LPDDR4X
- Stockage eMMC : 32 Go
- Wi-Fi : 802.11ac bi-bande 2,4/5 GHz (Wi-Fi 5)
- Bluetooth : 5.1
- Port USB : USB-C (USB 3.1, alimentation PD 5 V/3 A, sortie vidéo DisplayPort Alt-Mode)
- E/S numériques : 14 (dont 6 PWM), logique 3,3 V, tolérantes 5 V
- Entrées analogiques : 6
- Interfaces MCU : UART, I²C, SPI, CAN, PWM, ADC
- Connecteur Qwiic : I²C 3,3 V (compatible Modulino et Stemma QT)
- LED intégrées : 4 LED RGB + matrice bleue 8×13
- Connecteurs haute vitesse : JMEDIA (MIPI-CSI + MIPI-DSI), JMISC (audio, GPIO MPU)
- Alimentation : 5 V via USB-C ou 7-24 V via DC IN
- Dimensions : 68,58 × 53,34 mm
- Poids : 48 g
- Environnement de développement : Arduino App Lab (préinstallé), Arduino IDE 2.0+, Arduino CLI, VS Code
- Compatibilité OS hôte : Windows 10+, macOS 11+, Ubuntu 22.04+, Debian Trixie
- Référence fabricant : ABX00173
- EAN : 7630049205727
Questions fréquentes sur l'Arduino UNO Q
Quelle est la différence entre l'Arduino UNO Q et l'UNO R4 WiFi ?
L'UNO R4 WiFi est un microcontrôleur 32 bits (Renesas RA4M1 à 48 MHz) épaulé par un coprocesseur ESP32-S3 pour le Wi-Fi, sans système d'exploitation. L'UNO Q, lui, embarque un vrai processeur applicatif quad-core à 2 GHz sous Debian Linux, doublé d'un MCU STM32U585 réservé au temps réel. L'UNO Q s'occupe d'IA, de vision, de Python et de Docker ; l'UNO R4 demeure idéal pour les projets IoT simples et le contrôle matériel direct.
L'Arduino UNO Q est-il compatible avec les shields Arduino existants ?
Oui : l'UNO Q garde le format et le brochage UNO standard, si bien que la plupart des shields se montent directement. Attention toutefois, les E/S travaillent en logique 3,3 V (tolérantes au 5 V sur la majorité des broches). Assurez-vous que vos shields n'exigent pas un niveau logique 5 V strict, et gardez à l'esprit qu'A0 et A1 restent cantonnées au 3,3 V.
Peut-on utiliser l'Arduino UNO Q comme un ordinateur de bureau ?
Oui. Avec un hub USB-C compatible Power Delivery, un écran (par DisplayPort Alt-Mode), un clavier et une souris, l'UNO Q démarre sous Debian Linux et son environnement graphique. C'est précisément cette version 4 Go (ABX00173) qu'Arduino préconise pour un usage bureautique confortable, ses 4 Go de RAM et ses 32 Go d'eMMC offrant la marge nécessaire au multitâche. La déclinaison 2 Go (ABX00162) conviendra davantage au développement en mode connecté à un PC.
Quels langages de programmation sont supportés ?
Le MCU STM32U585 se programme en C/C++ via l'Arduino IDE ou App Lab, à la manière d'un Arduino classique. La partie Linux accueille Python, Node.js et tout langage présent sous Debian. App Lab fait le lien entre les deux mondes : sketches Arduino et scripts Python cohabitent dans la même interface, leur communication transitant par la bibliothèque Bridge RPC.
L'Arduino UNO Q peut-il exécuter des modèles d'intelligence artificielle ?
Oui. L'UNO Q s'appuie sur un GPU Adreno 702 et deux ISP pour épauler l'IA. Arduino App Lab fournit d'emblée des modèles dédiés à la détection d'objets et de personnes, à la reconnaissance sonore, au repérage de mots-clés et à la classification d'anomalies. La plateforme Edge Impulse s'intègre par ailleurs pour concevoir et déployer ses propres modèles. L'inférence s'exécute intégralement en local, sans dépendance au cloud — et les 4 Go de RAM de cette version autorisent des modèles plus exigeants.
Quelle alimentation faut-il pour l'Arduino UNO Q ?
La carte se contente de 5 V par USB-C (jusqu'à 3 A) ou d'une tension de 7 à 24 V sur l'entrée DC. Pour le mode ordinateur autonome avec hub USB, un chargeur USB-C Power Delivery devient incontournable. Privilégiez un câble USB-C de qualité, certifié données + alimentation : les modèles « charge seule » ne permettront pas la communication.
Le Wi-Fi et le Bluetooth sont-ils intégrés à la carte ?
Oui. Le Wi-Fi 5 bi-bande (2,4 et 5 GHz) comme le Bluetooth 5.1 sont intégrés nativement, directement portés par le SoC Qualcomm. Aucun module externe n'est requis. Le paramétrage s'effectue au premier démarrage depuis App Lab ou en ligne de commande sous Linux.
Quelle est la différence entre l'ABX00162 (2 Go) et l'ABX00173 (4 Go) ?
Le présent modèle, l'ABX00173, dispose de 4 Go de RAM et de 32 Go de stockage eMMC. L'ABX00162 se limite pour sa part à 2 Go de RAM et 16 Go d'eMMC. Cette version 4 Go est celle à privilégier pour un usage en SBC autonome avec interface graphique, pour des charges d'IA plus lourdes ou du multitâche soutenu. La déclinaison 2 Go suffit au développement connecté à un PC et aux projets d'IA légère.
Notre avis chez Lextronic sur l'Arduino UNO Q
L'Arduino UNO Q est probablement la carte la plus audacieuse jamais signée Arduino. Réunir un processeur Linux quad-core et un MCU temps réel dans un format UNO relève du pari technique — et, dans l'ensemble, le pari est tenu. Le concept de « double cerveau » débloque des usages hors de portée des autres cartes Arduino : IA embarquée, vision par caméra, scripts Python, Docker, sans jamais sacrifier le pilotage précis des GPIO. Sur cette version, les 4 Go de RAM repoussent encore la limite du multitâche.
Au chapitre des atouts : l'architecture hybride n'a pas d'équivalent dans la gamme Arduino. Le Wi-Fi 5 bi-bande et le Bluetooth 5.1 d'origine dispensent de tout module additionnel. La compatibilité avec les shields UNO en place rend la transition aisée. Et App Lab, malgré son jeune âge, met déjà à disposition des modèles d'IA opérationnels qui font leur effet en démonstration.
Au rayon des réserves : la logique 3,3 V impose de passer chaque shield au crible, en particulier les plus anciens prévus pour du 5 V strict. App Lab, encore jeune (en date du début 2026), peut se montrer instable sur certaines opérations complexes. Enfin, les connecteurs haute vitesse MIPI de la face arrière restent inutilisables tant que les carriers officiels ne sont pas commercialisés (en date du début 2026). Il faudra patienter un peu pour en tirer pleinement parti.
Pour celui qui part d'un Arduino classique et souhaite basculer vers l'IA et Linux sans renoncer à son écosystème, l'UNO Q constitue le bon arbitrage — et cette version 4 Go en est la déclinaison la plus polyvalente. Pour de simples projets IoT, un UNO R4 WiFi remplira la mission à moindres frais.

Notre avis d'expert sur l'Arduino UNO Q (image réalisée par outil IA)
Spécifications du produit

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